Test - Parrot AR-Drone, un mois avec un engin fascinant

En lançant ce drone piloté par Wifi à partir d'un iPhone ou d’un iPad, la société française Parrot avait fait sensation au CES 2010 à Las Vegas. L'engin, commercialisé depuis quelques mois, fonctionne parfaitement, même s'il n'est pas exempt de défauts.

AR.Drone de Parrot

Une fois sortie du carton, l'engin intimide. Il semble si fragile ! En l'absence d'interrupteurs, sa mise sous tension impose le branchement du câble de la batterie. Pour installer celle-ci, il est nécessaire d'enlever le carénage en polystyrène. C'est un peu artisanal.

Un pilotage très intuitif

Une fois sous tension, l’AR.Drone génère lui-même son propre réseau Wifi, qui est facilement reconnu par mon iPad. En revanche, pour espérer le piloter, il faut télécharger l'application sur l’App-Store. Et cela coûte 2,99 euros ! Il n'y a pas de petits profits ! Une fois cette application lancée, l'écran de l’iPad affiche ce que voit la caméra frontale. Après avoir lu en diagonale la première page de la documentation, j'essaie de piloter l'engin. En utilisant l'espèce de paddle virtuelle affichée sur l'écran, je parviens facilement à le faire décoller puis à le faire tourner sur lui-même. Si je lâche les commandes, l'appareil se met en vol stationnaire, avec parfois une très légère dérive. L'altitude, gérée par une sorte de radar à ultrasons, reste constante – soit un mètre.

Pour véritablement diriger l’AR.Drone, il me faudra visionner des vidéos didactiques sur le site du constructeur. Moyennant quoi le pilotage devient pratiquement un jeu d'enfant. Il suffit, simultanément, d'appuyer sur un bouton situé sur la partie gauche de l'écran et de pencher l’iPad à droite, à gauche, en avant ou en arrière, pour imprimer à l'appareil le mouvement souhaité.

Je pose l’engin (grâce à un autre bouton) et je découvre en explorant l'application qu'il est possible de modifier de nombreux paramètres, comme l'altitude, l’inclinaison maximum ou la vitesse de rotation. C’est utile pour le débutant que je suis, surtout en intérieur !

Des caméras qui ont le mérite d’exister

Les deux caméras embarquées fonctionnent bien. L'une regarde en avant, tandis que l'autre est pointée vers le sol. Une icône sur l'application de l’iPad permet de passer de l'une à l'autre, tandis qu'un bouton permet de prendre des photos. Mais il ne faut pas espérer réaliser des clichés haute définition. La caméra avant est en effet limitée à une résolution de 640 x 480 (soit environ 40 fois moins de pixels qu'un appareil photo honnête), tandis que l'autre s'en tient à un ridicule 176 x 144. De plus, en faible luminosité, les images sont très bruitées. Et il n'est question que d'images fixes (que l'on peut prendre en effleurant une icône) car il est impossible de capturer la vidéo, qui s’affiche pourtant en temps réel. Mais ne faisons pas la fine bouche, la seule existence de ces deux caméras est une prouesse, compte tenu du prix.

Deux possesseurs d’AR.Drone peuvent paraît-il jouer, en mode réalité augmentée, les deux appareils apparaissant dans un décor virtuel. Ne possédant qu'un seul drone, je n'ai pas pu tester cette possibilité qui me laisse quand même dubitatif.

Les menus défauts de ce drone ont-ils vraiment une importance ? L'appareil n'est pas très cher et ne revendique aucune utilité. C'est l'objet Geek par excellence, rigoureusement inutile donc parfaitement indispensable, comme dirait Jérôme Bonaldi.

Caractéristiques techniques :

  • Autonomie : 12 minutes
  • Temps de charge : 1h30
  • Vitesse maximum : 18 km/h
  • Caméra frontale : 640 x 480 pixels
  • Caméra verticale : 176 x 144 pixels

Le X-UFO, probable ancêtre de l’AR.Drone

L’AR.Drone n'est pas le premier quadriptère du genre. En 2005 déjà, un constructeur asiatique avait commercialisé le X-UFO, piloté à l’aide d'une radiocommande traditionnelle. À l'époque, j'avais craqué pour cet objet qui m'avait coûté 150 €. Il souffrait d'un défaut rédhibitoire : un gyroscope mécanique incapable de gérer une inclinaison de plus de 15 degrés. Résultat : après quelques crashs assez violent suivis d’improbables réparations, l'engin a terminé… chez un internaute qui m'avait promis de le réparer. Ce qui est troublant, c'est que la partie mécanique de l’AR.Drone ressemble comme deux gouttes d'eau à celle du X-UFO. À tel point qu'il est probable que la même plate-forme a été utilisée. Mais toute la partie électronique est complètement différente. Le gyroscope est en outre lui-même électronique, si bien que même incliné très fortement, l'appareil finit généralement par se redresser.

X-UFO, ancêtre de l'AR.Drone ?
On remarquera que depuis, j'ai remplacé ce parquet stratifié par un véritable parquet en chêne !
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